Que faire à Cagliari en Sardaigne ? Les 8 choses incontournables

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Liste des choses à faire à Cagliari, en Sardaigne.

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Dominant la pointe sud de la Sardaigne depuis sept collines calcaires, Cagliari est un curieux mélange de port méditerranéen vibrant, de forteresse médiévale et de station balnéaire décontractée. Fondée par les Phéniciens puis tour à tour carthaginoise, romaine, pisane, aragonaise et piémontaise, la ville a conservé les strates d’un passé cosmopolite qu’on lit dans ses ruelles blondes du Castello, ses façades Art nouveau et ses marchés débordants de produits de la mer. À moins de dix kilomètres s’étire l’interminable plage du Poetto ; un peu plus loin, l’étang de Molentargius accueille chaque année des milliers de flamants roses tandis que l’arrière-pays abrite des nuraghes de l’âge du Bronze. Autant dire qu’en quelques jours, on passe ici de l’histoire antique à la dolce vita balnéaire. Si vous ne savez pas que faire à Cagliari, cet article est pour vous.

🗒️ Période, hôtels : ce que vous devez savoir avant de visiter Cagliari

Avant de nous arrêter sur les choses à faire à Cagliari, voici quelques conseils utiles.

Où se trouve Cagliari ?

Capitale régionale et port principal de la Sardaigne, Cagliari s’étend au fond du golfe des Anges, à 270 km au sud de Sassari et à 360 km de Rome à vol d’oiseau. Entourée de lagunes à l’est et de collines calcaires à l’ouest, elle contrôle depuis toujours la porte méridionale de l’île. Cette position stratégique explique aussi la superposition d’influences – phéniciennes, pisanes, aragonaises – visibles dans l’architecture du Castello et dans la toponymie qui passe du sarde au catalan d’une rue à l’autre.

Quelle est la meilleure période pour visiter Cagliari ?

Le climat méditerranéen garantit des hivers très doux (10 °C en journée en janvier) et des étés chauds mais ventilés (26-30 °C en juillet-août). Pour alterner visites et baignade loin de la foule, privilégiez avril-juin ou septembre-octobre : températures idéales, eau déjà (ou encore) à 22 °C et prix d’hôtels raisonnables. L’été attire les vacanciers italiens, gonfle les tarifs et remplit le Poetto de chaises longues ; l’hiver, la ville reprend un rythme plus local, parfait pour un week-end culturel entre musées, marchés et ruelles désertes.

Comment se rendre à Cagliari ?

En avion : l’aéroport Cagliari-Elmas (CAG) est à 7 km du centre ; un train Trenitalia (toutes les 20 min, 5-7 min de trajet, 1,30 €) relie la gare Elmas Aeroporto à Cagliari Centrale dès 5 h et jusqu’à 23 h.
En ferry : traversées nocturnes régulières depuis Naples, Palerme et Civitavecchia ; les navires arrivent littéralement en face du quartier Marina.
En voiture : la SS131 traverse l’île du nord au sud ; comptez 2 h 30 depuis Olbia.

Cagliari est-elle une ville chère ?

Elle reste nettement plus abordable que Rome ou Florence : comptez 60-70 € par jour pour un voyageur à budget serré (auberge, street-food), 140-160 € pour un confort intermédiaire (hôtel 3-4★, restaurant de poissons), et 280 €+ pour un séjour luxe avec spa et transats privés. Un espresso coûte 1,20 € au comptoir ; louer deux bains de soleil + parasol au Poetto revient à ~20 €. Côté visites, la plupart des églises sont gratuites ; la montée à la Torre dell’Elefante se paie 4 €.

Quels événements ne pas manquer ?

Le 1ᵉʳ mai, la Fête de Sant’Efisio fait défiler pendant quatre jours plus de 65 km de procession, cavaliers en costume, chars fleuris et confréries venues de toute l’île : c’est l’une des plus longues célébrations religieuses d’Europe et un concentré de culture sarde.

En juin, les Notti al Bastione transforment la terrasse du Bastione San Remy en scène de jazz face à la mer ; fin août, le Poetto Fest invite la musique électro directement sur le sable au coucher du soleil.

Comment se déplacer dans la ville ?

Le centre historique se parcourt à pied, mais les collines du Castello sont raides. Le réseau CTM (bus + trolley) dessert l’ensemble de la ville : ticket 70 min 1,50 €, carnet 12,50 €. Les lignes PF et PQ rejoignent le Poetto en quinze minutes. Les pistes cyclables longent l’Arno sarde (le canal de Terramaini) jusqu’à la plage et au parc de Molentargius ; on loue un vélo pour 12 € la journée ou une trottinette en libre-service.

Que mange-t-on à Cagliari ?

La table marie mer et maquis : fregula con arselle (perles de semoule + palourdes), spaghetti alla bottarga (œufs de mulet séchés râpés), porceddu rôti au myrte, fromages pecorino sardo et miel d’arbousier, sans oublier les seadas (beignet au fromage nappé de miel). Le tout s’arrose d’un verre de Vermentino di Sardegna ou d’un rouge Cannonau. Pour un festin authentique, poussez la porte de Trattoria Lillicu dans Marina ou de Sa Schironada côté Stampace.

Combien de jours prévoir ?

En deux jours, on couvre le Castello, le Bastione, le marché San Benedetto et un premier plongeon au Poetto. Ajoutez un troisième jour pour l’amphithéâtre romain et le parc de Molentargius. Avec quatre jours, on grimpe jusqu’à la Sella del Diavolo, puis on part en excursion à Nora ou au site nuragique de Barumini.

Où dormir à Cagliari ?

Pour un séjour confortable à Cagliari, trois adresses se distinguent : le T Hotel, vaste établissement contemporain situé face au Théâtre lyrique dans le quartier animé de San Benedetto ; il offre un spa panoramique, un généreux buffet de petit-déjeuner et un bar à cocktails très apprécié des locaux. Plus intime, l’Hotel Villa Fanny occupe une élégante villa du XIXᵉ siècle dans le quartier historique de Stampace ; entouré d’un jardin méditerranéen, il propose une douzaine de chambres au design soigné et un accueil personnalisé. Enfin, pour vivre l’esprit balnéaire sans quitter la ville, l’Hotel Nautilus installe ses chambres claires directement sur le sable du Poetto ; on y prête des vélos pour longer la plage, et le petit-déjeuner se savoure face aux vagues.

🔝 Quelles sont les choses incontournables à faire à Cagliari ?

Allez, passons désormais au cœur de notre sujet, et voyons ensemble quelles sont les choses à faire à Cagliari. Seulement les incontournables, évidemment.

Explorer le Castello et le Bastione San Remy

Le Castello s’accroche à la plus haute des collines, cerné de remparts pisans du XIIIᵉ siècle. À travers la Porta Cristina, on grimpe des ruelles pavées jusqu’au Bastione San Remy : cet arc de triomphe tardif (1899) possède une double rampe néoclassique menant à la Terrasse Umberto Iᵉʳ. Restaurée en 2019, la terrasse, pavée de mosaïques lapidaires, accueille cafés éphémères, concerts estivaux et un panorama à 180° sur la ville, le golfe et les lagunes roses où se reflètent parfois les flamants au crépuscule. Ici, la capitale sarde révèle son visage de carte postale, suspendu entre mer et toits terracotta.

Le Castello de Cagliari, en Sardaigne.
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Admirer la cathédrale Santa Maria et la Torre dell’Elefante

Sur la piazza Palazzo, la cathédrale Santa Maria (1254) juxtapose roman pisan, baroque espagnol et néoclassique piémontais. Sous la coupole, la chapelle des Martyrs aligne 300 reliquaires de saints sardes, tandis que la chaire, œuvre de maître pisano, a été remontée ici depuis Pise. À 100 m, la Torre dell’Elefante (1307) dresse ses 31 m de calcaire blanc et son éléphant sculpté – symbole d’invincibilité. Les 120 marches de bois mènent à une plate-forme panoramique d’où l’on embrasse d’un regard le Bastione, les toits du Marina et la ligne d’écume du Poetto.

Vue en contrebas de la cathédrale Santa Maria à Cagliari, en Sardaigne.

Se perdre au marché San Benedetto

Avec 8 000 m² sur deux niveaux, le mercato di San Benedetto est l’un des plus grands marchés couverts d’Europe. Rez-de-chaussée : poissons et fruits de mer – thon rouge, oursins géants, murènes, anguilles – que les pêcheurs lèvent sous vos yeux dès 7 h. Étage : montagnes de pecorino, charcuteries de porc noir, herbes sauvages, paniers de tomates camona. Les odeurs d’iode, de myrte et de menthe se mêlent aux appels en dialecte cagliaritano. Achetez un cornet de pane guttiau chaud, quelques olives nocellara puis savourez-les sur un banc à l’ombre des palmiers de la via Dante.

Une femme achète du poisson au marché San Benedetto de Cagliari, en Sardaigne.

Profiter de la plage du Poetto et grimper à la Sella del Diavolo

Suite de notre liste des choses à faire à Cagliari. Dix kilomètres de sable clair, une mer translucide et une promenade parsemée de chioschi : bienvenue à Poetto, la plage-fil d’Ariane des Cagliaritains. On y loue un paddle, on teste la voile latine, on déguste un spritz au kiosque Emerson. À l’extrémité ouest, un sentier monte en 45 min vers la Sella del Diavolo (« selle du diable »), promontoire calcaire coiffé d’un fort de la Seconde Guerre mondiale. Du sommet, le tableau se déploie : à gauche, le bastion et les clochers ; à droite, le Poetto jusqu’au cap Carbonara ; derrière, les marais roses de Molentargius. Le lever du soleil y est un spectacle inoubliable.

Vue aérienne de la plage du Poetto, près de Cagliari, en Sardaigne.

Observer les flamants roses au parc de Molentargius

Classée zone Ramsar, l’ancienne saline de Molentargius-Saline s’étend sur 1 600 ha de lagunes saumâtres et d’étangs d’eau douce. Dès le printemps, plus de 9 000 couples de flamants roses y nichent ; on les appelle ici gambas à cause de leurs pattes couleur crevette. Louez un vélo devant l’entrée d’Il Poetto ou embarquez pour une sortie en barque d’une heure afin d’approcher (silencieusement) les colonies sans perturber la nidification. Le contraste entre plumages roses, tas de sel blancs et ciel cobalt rappelle les lagunes andines – mais à moins de 5 km du centre-ville !

Des flamants roses dans le parc de Molentargius, à Cagliari.

Visiter l’amphithéâtre romain

Creusé directement dans la roche au IIᵉ siècle, l’amphithéâtre romain — 8 000 à 10 000 places — accueillait gladiateurs, combats d’animaux et tragédies classiques. Ses gradins monolithiques, mis à nu après des décennies de fouilles, redonnent vie à Carales, nom antique de Cagliari. Après une importante restauration, le site a rouvert pour des nocturnes et des concerts d’été, lorsque la pierre dorée s’embrase sous les projecteurs. Vues plongeantes sur les jardins botaniques voisins, et un voyage express de 2 000 ans en arrière.

Vue latérale de l'amphithéâtre romain de Cagliari, en Sardaigne.

Flâner dans le quartier Marina et dîner fruits de mer

Au pied du Castello, Marina aligne façades pastel, volets verts et pavés polis par le sel. Jadis quartier des pêcheurs levantins, il bruisse aujourd’hui de l’italien, du sarde, de l’arabe, du catalan. En fin d’après-midi, la Via Sardegna devient un tapis de tables ; les assiettes se couvrent de spaghetti alla bottarga, moules au Vernaccia, poulpe grillé et fregula safranée. Terminez par un sebadas au miel de corbezzolo (amer et floral) et un verre de Mirto glacé, liqueur de myrte emblématique. La bande-son : les mouettes et les discussions animées jusqu’à tard dans la nuit.

Faire une excursion à Su Nuraxi de Barumini

À 60 km au nord, Su Nuraxi di Barumini est le nuraghe le mieux conservé de Sardaigne et l’unique site archéologique de l’île inscrit à l’UNESCO. Édifiée vers 1500 av. J-C., la forteresse cyclopéenne empile blocs basaltiques de 2 t jusqu’à 18 m de haut autour d’une tour centrale, ceinturée plus tard de quatre tours annexes et d’un village circulaire. Un guide archéologue explique le système défensif, les citernes, le puits et les hypothèses sur la mystérieuse civilisation nuragique. Des excursions de quatre heures partent chaque matin de Cagliari ; sur le trajet du retour, une halte dans un village du Marmilla permet de déguster fromage de brebis affiné et vin rouge Monica.

Le site de Su Nuraxi de Barumini, près de Cagliari, en Sardaigne.
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Voilà, on espère que cette liste des choses à faire à Cagliari vous aura aidé à planifier votre voyage dans de bonnes conditions.

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