Que faire à Copenhague ? 13 idées pour (re)découvrir la capitale danoise

par Destination(s) Europe
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Liste des choses à faire à Copenhague.

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Entre lignes pures de design, canaux scintillants, vélos partout et hygge assumé, Copenhague mêle douceur nordique et créativité. On y vient pour les jardins de Tivoli, Nyhavn, la Petite Sirène… et on y reste pour ses musées, ses marchés gourmands et ses bains portuaires. D’abord une FAQ claire pour préparer votre séjour, puis 13 idées d’expériences – uniquement des incontournables, avec une pointe d’alternatif. Que faire à Copenhague ? On vous dit tout.

🗒️ Période, hôtels : ce que vous devez savoir avant de visiter Copenhague

Avant de nous arrêter sur les choses à faire à Copenhague, voici quelques conseils utiles.

Quelle est la meilleure période ?

De mai à septembre, la ville vit dehors : terrasses, croisières, baignades au port et longues soirées. L’été est la haute saison (plus d’affluence et tarifs en hausse). Le printemps (fin avril–mai) est fleuri et déjà agréable ; l’automne (septembre–octobre) est lumineux, souvent plus calme. L’hiver est cosy (cafés, musées, patinoires) et particulièrement magique lors des saisons thématiques de Tivoli (Halloween, Noël). Février voit souvent le Copenhagen Light Festival illuminer la ville ; en juillet, le Copenhagen Jazz Festival déploie des dizaines de scènes.

🗓️ Les événements à ne pas manquer : Le Copenhagen Jazz Festival investit la ville début juillet ; Distortion (début juin) transforme plusieurs quartiers en scènes à ciel ouvert ; Culture Night (octobre) ouvre musées et lieux habituellement fermés ; l’hiver, Copenhagen Light Festival met la capitale en lumière. À l’échelle d’un court séjour, même un aperçu de ces événements vaut le détour.

Combien de jours prévoir ?

Trois jours pleins permettent de couvrir les essentiels (centre historique, Tivoli, musées majeurs, croisière). Avec 4–5 jours, ajoutez Nørrebro, Refshaleøen (street food, friches créatives), une baignade portuaire et CopenHill. Les amateurs d’art peuvent consacrer une demi-journée supplémentaire au duo SMK/Glyptotek.

Comment venir et se déplacer ?

L’aéroport (CPH) est relié au centre par le métro en environ 12 minutes (Kongens Nytorv ⇄ aéroport), et le réseau fonctionne 24 h/24, 7 j/7. Sur place, complétez avec bus, S-tog (RER local) et l’indispensable marche. La ville est plane, très cyclable (pistes protégées, ponts dédiés), mais le système historique de vélos en libre-service n’existe plus : privilégiez la location en boutique si vous tenez à pédaler. La Copenhagen Card combine transports illimités (selon la formule) et entrées aux principales attractions.

Quels pass choisir (et sont-ils rentables) ?

Si vous enchaînez monuments et musées, la Copenhagen Card – Discover (métro, bus, S-tog & entrées sur la grande aire métropolitaine) est pratique et flexible ; la Copenhagen Card – Hop inclut les bus touristiques à arrêts multiples et une sélection d’attractions plus centrées. L’activation se fait via l’app et couvre aussi l’aéroport sur certaines formules. Pour un programme très “plein air” (balades, quartiers, marchés), faites le calcul avant d’acheter.

Où dormir à Copenhague ?

Voici trois hôtels – parmi une foule de très bon établissement – qui font l’unanimité auprès de leurs hôtes.

  • Hotel d’Angleterre (Kongens Nytorv) : icône historique 5★ au cœur du centre, spa avec piscine, service haut de gamme.
  • Nimb Hotel (aux portes de Tivoli) : boutique-palace intimiste, suites ouvrant sur les jardins, restauration d’excellent niveau.
  • 25hours Hotel Indre By (entre la Tour Ronde et Købmagergade) : design ludique, grandes parties communes, localisation parfaite pour tout faire à pied.

🔝 Quelles sont les choses incontournables à faire à Copenhague ?

Allez, passons désormais au cœur de notre sujet, et voyons ensemble quelles sont les choses à faire à Copenhague. Seulement les incontournables, évidemment.

Flâner à Nyhavn et partir en croisière sur les canaux

Nyhavn, avec ses façades colorées du XVIIIe siècle et ses voiliers amarrés, est la carte postale absolue. Pour éviter la foule, venez tôt, longez le quai jusqu’au bout, puis rejoignez un bateau-mouche au départ de Nyhavn ou Ved Stranden : en une heure, vous glisserez sous les ponts bas de Christianshavn, longerez l’Opéra, Amalienborg et la Petite Sirène. C’est l’intro idéale à la ville : repères, anecdotes et vues sur l’alignement Amalienborg–Marble Church–Opéra.

En fin de journée, installez-vous sur les bancs de bois pour observer la lumière raser les pignons. Conseils : prenez une veste (brise sur le canal), un billet combiné si vous enchaînez avec un autre musée, et, si possible, optez pour la première ou la dernière croisière du jour – deux ambiances très différentes, toutes deux photogéniques.

Les façade de Nyhavn au lever du soleil à Copenhague.

Retrouver son âme d’enfant aux jardins de Tivoli

Ouverts en 1843, les jardins de Tivoli conjuguent ambiance Belle Époque, manèges contemporains, illuminations et scènes de concerts. On y vient pour la magie : parterres fleuris, lampions, montagnes russes en bois, théâtre chinois et restaurants en enfilade. Selon la saison, Tivoli se réinvente : Halloween (citrouilles, maisons hantées), Noël (chalets, patinoire, lumières). Prévoyez de 2 à 4 heures, davantage si vous dînez sur place.

Astuces : arrivez en milieu d’après-midi pour profiter des attractions de jour, puis restez jusqu’à la nuit pour les illuminations ; achetez vos billets en ligne si vous visez un week-end ; si vous logez au Nimb ou à proximité de la gare centrale, vous êtes littéralement à la porte. Même sans manèges, la promenade vaut l’entrée – surtout au cœur de l’hiver.

Une pagode dans les jardins de Tivoli à Copenhague.

Monter dans la tour de Christiansborg pour la meilleure vue gratuite

Suite de notre liste des choses à faire à Copenhague. Le palais de Christiansborg concentre Parlement, Cour suprême et bureaux du Premier ministre. Sa tour (la plus haute de la ville) offre un panorama à 360° – et l’accès est gratuit. Par ciel clair, repérez l’alignement monumental : Amalienborg, la coupole de la Frederikskirken (Marble Church) et l’Opéra, posé en face sur l’autre rive. En bas, le palais se visite (salles de réception, cuisine royale, ruines médiévales).

Arrivez dès l’ouverture pour limiter l’attente à l’ascenseur (le flux est régulé). Combinez avec un déjeuner au restaurant de la tour ou avec une balade autour de Slotsholmen (ponts, canaux, Børsen et sa flèche torsadée). Le site est central : 10 minutes à pied de Nyhavn, 15 de Tivoli. Un excellent rapport “effort/récompense”, surtout si vous surveillez votre budget.

Le palais de Christiansborg à Copenhague, au Danemark.

Plonger dans l’intimité royale à Rosenborg et au Jardin du Roi

Petit château Renaissance édifié par Christian IV, Rosenborg abrite un trésor qui fascine grands et petits : les joyaux de la Couronne et les regalia, présentés dans les salles voûtées du sous-sol. À l’étage, appartements, trônes et tapestries racontent la monarchie danoise. Filez ensuite au Jardin du Roi (Kongens Have), parfait pour une pause sur la pelouse ou une sieste à l’ombre des tilleuls. Le duo Rosenborg + jardin se prête à un matin culturel suivi d’un pique-nique (boulangeries d’Østerbro, stands de Torvehallerne à 10 minutes).

Les entrées sont souvent chronométrées : réservez si vous venez l’été ou un week-end. Avec des enfants, transformez la chasse aux couronnes en jeu – et terminez par une glace sur Gothersgade.

Le palais de Rosenborg à Copenhague, au Danemark.

Marcher jusqu’à la Petite Sirène et boucler par la citadelle

Sur le quai de Langelinie, la Petite Sirène (1913) attire les foules. Oui, elle est petite ; oui, elle est souvent entourée. Le meilleur plan ? Y aller tôt, ou en toute fin de journée, puis prolonger par la promenade au Kastellet, citadelle en étoile parfaitement conservée, fossés et moulins compris. Le chemin de ronde offre de jolies vues sur l’eau et les maisons de briques d’Østerbro. Sur la route, remarquez la Fontaine de Gefion et l’église anglicane St. Alban.

En été, on combine facilement cette balade avec une pause au bord du port (sandwich au hareng ou hot-dog à la danoise). L’hiver, la marche garde tout son charme – surtout quand les lumières se reflètent sur l’eau calme et que la brume s’accroche aux mats.

La statue de la Petite Sirène à Copenhague, entourée d'eau.

Saluer la relève à Amalienborg et comprendre l’axe royal

Amalienborg, résidence du souverain, met en scène une place octogonale encadrée de quatre palais rokokos. Chaque jour à midi, la Royal Life Guard y effectue la relève, après une marche depuis les casernes près de Rosenborg : musique les jours de grande garde, cérémonial précis et photos inratables. Regardez ensuite l’axe baroque : en ligne droite, la Marble Church d’un côté, l’Opéra de l’autre, de l’autre côté du port – une composition urbaine très lisible depuis la cour.

Poussez jusqu’au front de mer pour les vues, ou traversez la passerelle pour un café au Playhouse (Skuespilhuset). Le quartier est chic mais agréable à pied : autour, ambassades, cours pavées, et à cinq minutes, les quais de Nyhavn. Arrivez 10–15 minutes avant midi pour une bonne place.

Amalienborg, la résidence du souverain du Danemark, à Copenhague.

Grimper dans la Tour Ronde et se perdre dans le vieux centre

La Rundetårn (Tour Ronde) est célèbre pour sa rampe en spirale sans marches qui monte jusqu’à l’observatoire. Au sommet, vue à 360° sur les toits, les flèches de cuivre et, par temps clair, jusqu’à la Suède. Redescendez vers Købmagergade et le quartier latin : ruelles pavées, librairies, cafés, et quelques survivances médiévales noyées dans les façades colorées. C’est le secteur idéal pour tester un kanelsnegl (escargot à la cannelle) ou une brioche cardamome, avant d’aller humer les stands de Torvehallerne tout proches.

La Tour Ronde se visite presque toute l’année ; l’été, partez tôt pour la quiétude, l’hiver, visez le crépuscule pour un ciel rose derrière les toits. Avec des enfants, la montée “sans escaliers” est un jeu en soi.

La Tour Ronde dans le centre de Copenhague, au Danemark.

Musées d’art : SMK & Ny Carlsberg Glyptotek

Deux musées, deux ambiances complémentaires. Le SMK – Statens Museum for Kunst (galerie nationale) rassemble la plus vaste collection du pays : maîtres danois (Âge d’Or), Matisse, Nolde, installations contemporaines, et un très beau jardin arrière pour souffler entre deux salles. À 10 minutes de Tivoli, le Ny Carlsberg Glyptotek juxtapose antiquités méditerranéennes et peintures/sculptures XIXe–XXe dans un écrin aux verrières spectaculaires ; sa jardinerie d’hiver couverte est l’un des plus beaux espaces de Copenhague pour une pause café au milieu des palmiers. Le duo se fait aisément en deux demi-journées.

Astuce : vérifiez les nocturnes et les expositions temporaires majeures ; au SMK, la cafétéria et la boutique valent le détour, au Glyptotek, certaines salles se savourent mieux tôt le matin.

Plonger dans le design danois (Designmuseum & concept stores)

À Designmuseum Danmark, on parcourt une histoire sensible de l’objet danois : chaises icônes, luminaires, céramiques, textiles, jusqu’aux innovations contemporaines. Les accrochages mêlent pédagogie et beauté très “scandi”. Ressortez en observant la ville autrement : lignes, proportions, matériaux. Prolongez par un circuit concept stores : Illums Bolighus (classiques & nouveautés), HAY House (vue sur Amagertorv), Paustian ou des boutiques plus pointues pour repérer une lampe, un vase, une affiche.

Si vous ne rapportez qu’un souvenir, faites-en un objet utile et intemporel (couteau, torchons tissés, céramique). Le design est partout : cafés, hôtels, espaces publics ; prenez le temps de regarder comment la forme sert l’usage – le secret du “vivre mieux” danois.

Changer d’ambiance à Nørrebro et au parc Superkilen

Côté nord, Nørrebro est le laboratoire urbain de Copenhague : friperies, micro-brasseries, cuisines du monde, cafés étudiants. Le Superkilen, parc linéaire imaginé par BIG + Superflex, déroule une collection d’objets urbains “importés” des cultures du quartier (bancs marocains, néons russes, ring de boxe, tables d’échecs…), trois sections colorées (Rouge, Noire, Verte) et des perspectives graphiques.

C’est l’endroit parfait pour saisir la diversité de la ville et improviser un pique-nique. Revenez vers Jægersborggade pour un café de spécialité, une pâtisserie (cardamome !) ou une table bistronomique. Ici, on marche, on photographie les lignes, on s’arrête, on observe – une autre Copenhague, moins polie, plus vivante, qui complète très bien les classiques.

Un vélo au bord de l'eau dans le quartier de Nørrebro, à Copenhague.

Explorer Refshaleøen et déjeuner à Reffen

Ancienne zone de chantiers navals, Refshaleøen est devenue terrain de jeu créatif : ateliers, galeries, salles de concert, saunas flottants et street food. Au cœur, Reffen aligne des dizaines d’échoppes (Asie, Amérique latine, végétarien, pâtisseries), des tables au soleil, des bars et des événements week-end. On y vient en vélo le long du port, en bus, ou… en bateau-bus si l’horaire convient. Prenez le temps d’explorer la friche, poussez jusqu’aux rives pour le panorama sur la skyline et le ballet des ferries, puis terminez par un café ou une douceur. En saison fraîche, beaucoup de stands restent ouverts et des braseros réchauffent ; en été, c’est un festival permanent. Alternative pluvieuse : expositions à Copenhagen Contemporary (voisinage immédiat).

🍽️ Quels restaurants tester ? Pour un smørrebrød contemporain, tablez sur Aamanns ; pour le grand classique à l’heure du déjeuner, Restaurant Schønnemann. Côté halles, Torvehallerne aligne étals de poisson, pâtisseries et comptoirs du monde ; Kødbyens Fiskebar (Meatpacking) fait référence pour les produits de la mer. L’été, cap sur les marchés Broens Street Food (en face de Nyhavn) et Reffen (Refshaleøen).

Se baigner dans le port (Islands Brygge, Nordhavn) et tester un sauna

Copenhague a transformé son port en vaste terrain de baignade urbaine. À Islands Brygge, cinq bassins surveillés en saison, plongeoirs et grandes terrasses en bois pour lézarder ; à Nordhavn–Sandkaj, on descend directement les marches pour un bain dans l’eau claire, au milieu des immeubles contemporains. On nage uniquement dans les zones balisées et les harbour baths, gratuits et surveillés en été.

L’hiver, les Danois enchaînent “cold plunge” et sauna (fixe ou flottant) – un shoot d’endorphines garanti. Renseignez-vous sur la qualité de l’eau (drapeaux) et apportez serviette et claquettes ; même en juillet, la brise peut être fraîche. C’est l’expérience la plus “locale” qui soit, doublée d’une leçon d’urbanisme réussie : une capitale où l’on se baigne en plein centre.

Vue du port de Copenhague avec des bâtiments modernes en arrière-plan et un pont passant au-dessus de l'eau.

Skier… sur un toit à CopenHill

Symbole d’“hédonisme durable”, CopenHill (Amager Bakke) est une usine de valorisation énergétique coiffée d’une piste de ski en revêtement synthétique, d’un sentier et d’un mur d’escalade géant. Oui, on y skie toute l’année (location, cours, tapis pour débutants), on grimpe, on court… et on profite d’une vue exceptionnelle sur la mer et les îles. L’accès au toit est gratuit hors activités payantes ; comptez une à deux heures selon envies. Par beau temps, montez en fin d’après-midi pour la lumière ; par temps gris, privilégiez l’expérience sportive, inédite et ludique.

Le site illustre la façon danoise d’imbriquer infrastructures et loisirs : on brûle les déchets non recyclables tout en offrant aux habitants un parc vertical – design signé BIG, d’ailleurs. Une Copenhague futuriste, parfaitement tangible.

CopenHill et sa végétalisation sur le toit à Copenhague, au Danemark.

On espère que cette sélection de choses à faire à Cophenhague vous aura aidé à planifier votre voyage dans les meilleures conditions possibles. Bon voyage !

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