Rentabiliser son voyage : vendre ses photos de vacances sur les stocks

par Destination(s) Europe

A Destination(s) Europe, nous savons que trop bien que les séjours sur le continent peuvent s’avérer très onéreux. L’avion (ou le train), les hôtels, les restaurants, les excursions, les achats de souvenirs : les postes de dépenses sont nombreux et bien souvent, le budget final n’a plus rien à voir avec vos prévisions initiales. Mais si vous êtes photographe dans l’âme, il y a une solution pour rentabiliser un peu votre voyage, en vendant tout simplement vos clichés ! Aujourd’hui, nous allons nous intéresser aux stocks (ou microstocks) présents sur internet, et qui vous permettent de vendre vos photos de voyage à de très nombreux médias et entreprises à travers le monde.

Les stocks, qu’est-ce que c’est ?

Si vous aimez la photographie et que vous naviguez sur internet depuis le milieu des années 2000, vous les avez vu apparaître : Shutterstock, iStock, Adobe Stock, Alamy… On en compte désormais plusieurs dizaines.

Leur principe ? Vendre en masse les photos que professionnels ou particuliers leur soumettent, en rétrocédant à ces derniers une commission. En fonction des sociétés, des types d’abonnements vendus aux entreprises et aux médias, et du volume, les prix peuvent varier fortement.

Formulaire d’envoi de photos sur Adobe Stock.

Leur force ? Leurs bases de données clients, qui comptent des entreprises du monde entier, dans tous les domaines, ainsi que de nombreux médias.

Pourquoi est-ce intéressant d’y vendre mes photos de voyage ?

Connaissez-vous des personnes, dans votre entourage par exemple, qui partent en voyage sans JAMAIS prendre une seule photo ? Il est fort à parier que non. Dès qu’un beau coucher de soleil se présente, ou que nous pénétrons dans un édifice historique, nous dégainons notre smartphone pour immortaliser le moment. Puis, pour certains d’entre nous, nous nous rendons sur Facebook ou Instagram, pour partager notre cliché, non sans certaines petites retouches.

Pour d’autres, équipés d’un appareil photo compact, d’un reflex ou d’un hybride, le temps passé à prendre des photos peut être plus long. Mais quoi qu’il en soit, le résultat est le même : nous revenons de notre voyage avec des dizaines (centaines?) de photos, qui finissent au mieux sur nos comptes sociaux, au pire stockées dans notre ordinateur dans l’espoir qu’un jour, nous aurons plaisir à les y retrouver.

Les mettre sur les sites de stocks est donc une question de bon sens : quitte à ce qu’elles restent stockées quelque part, autant que vos photos vous rapportent un peu, non ? De plus, certaines peuvent finir, grâce aux stocks, dans des revues prestigieuses. Voilà donc un autre motif de satisfaction (et de fierté).

Combien pourrais-je gagner en vendant mes photos de voyage ?

Eh bien… cela dépend. Du nombre de photos que vous allez soumettre et, bien sûr de la qualité de celles-ci. Attention, on préfère vous avertir : les commissions par photo téléchargée (par le client) peuvent être très basses. Au seuil le plus bas, vous toucherez 0,10 euro par téléchargement. Une arnaque ? Pas forcément, car le calcul doit se faire sur le volume, car c’est là la force des sites de microstocks : votre photo, si elle est appréciée, pourra vous générer des dizaines, des centaines, voire des milliers de ventes, sans que n’ayez rien à faire. Même à quelques dizaines de centimes par téléchargement, cela peut être très appréciable.

Exemple de gains sur Shutterstock.

D’autant que 0,10 euros, c’est le seuil le plus bas que vous trouverez. Mais généralement, on touche des commissions plus attrayantes. Et cela dépend aussi du format : si le client télécharge votre photo en grand format – pour un tirage par exemple – votre commission pourra être bien plus élevée.

Attention ! Certains sites se permettent de revoir leur grille tarifaire sans demander l’avis aux contributeurs. Voici ce qui est arrivé au printemps 2020 sur Shutterstock.

Puis-je prendre mes photos avec mon smartphone ou dois-je investir dans du matériel professionnel ?

Avec les avancées technologiques que connaît le secteur de la téléphonie, plus besoin d’investir dans un reflex ou un hybride hors de prix pour espérer vendre ses photos de voyage sur les grands sites de stocks – bien qu’il est fort à parier que vous en ferez de meilleures avec un tel matériel.

Le capteur de votre smartphone doit avoir néanmoins une bonne résolution (au moins 12 mégapixels), d’autant que vous aurez sans doute à les retravailler, en zoomant, par exemple, dans la scène. Là aussi, pas de frayeur, certains logiciels en ligne gratuits, comme Pixlr, feront très bien l’affaire.

Pensez aussi aux vidéos !

Tout n’est pas que photo. Quand vous êtes en voyage, et que vous prenez des clichés d’un bel endroit, pensez aussi à faire une ou deux vidéos. En 4K ou Ultra HD, si possible. Un plan fixe par exemple d’au moins 15 secondes, ou un panorama à 180 degrés (sans bouger), trouveront aussi preneur sur les sites de stocks. Notamment sur Sutterstock ou Pond5.

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